21 December 2011

Rira bien, on verra qui rira le dernier

C'était un jeudi, et aussi la fête de Farise, elle et Myrlene sortaient du lycée et rentraient chez elles. Farise était une belle jeune noire, elle riait toujours malgré les mauvais jours qu'elle a subie. Ses parents étaient morts dans un accident de la route quand elle avait douze ans, elle fut recueilli par une cousine qui lui faisait faire tous les travaux de la maison et ne l'envoya plus a l'école, elle ne se plaignait pas, faisait a manger, amenait les enfants a l'école, lavait, repassait, et on disait même que quand la cousine partait acheter son commerce dans la république voisine, son mari la violait mais, elle était toujours tout sourire. Quand elle eut quatorze ans, sa cousine lui dit qu'elle lui avait trouvé une place au lycée tout près mais va falloir qu'elle fasse toujours tous les travaux ménagers et qu'elle ait toujours de bonnes notes scolaires si elle veut continuer d'y aller et elle a acceptée de faire un essai d'un trimestre. Apres le premier trimestre, elle était la première de la classe et faisait toujours les travaux de sa cousine comme avant, alors il fut convenu qu'elle resterait au lycée. Au lycée elle n'avait que Myrlene comme amie, elle disait toujours qu'elle n'avait pas le temps de se créer des ennuis et que sa vie est  assez compliquée comme ca. Elles ne se cachaient rien, absolument rien. Myrlene vivait avec sa mère et ses deux frères, elle était la moins belle de la classe et on disait toujours que c'était pour ca qu'elles étaient amies. Parce que personne ne voulait Myrlene comme amie, elle ne pouvait pas apprendre a l'école et elle n'était pas jolie, mais Farise s'en foutait pas mal parce qu'elle était sure que Myrlene ne pouvait pas lui attirer d'ennuis. Farise avait un seul défaut, elle riait trop, et elle riait souvent sur le malheur des gens, quand elle voyait des mendiants, des fous, des gens sales dans la rue, elle ne pouvait s'empêcher de faire des blagues et de rire. Au commencement de leur amitié ca agaçait Myrlene parce que son papa était un fou, mais après elle a cessé de dire a Farise de ne pas rire sur le malheur des gens. Le soir des seize ans de Farise, elle fit un songe et vit sa mère lui dire: "Fa, m'konnen ou renmen ri, demen si Dje vle, tifi sa m'we ou se zanmil lan ap mennenw on kote nenpot saw we pa ri menm si li diw pouw ri, sinon li pap bon pou ou". Elle se leva, raconta le songe a sa cousine, et cette dernière lui dit de suivre le conseil de sa maman et de n'en parler a personne. En après midi, après les cours, Myrlene lui dit de passer quelque part avec lui, parce qu’elle doit donner quelque chose a quelqu'un pour sa maman. Sans réfléchir Farise partit avec elle. Elles arrivèrent devant une belle maison et Myrlene lui demanda de l'attendre dehors, après un moment elle vit une vieille dame arriver toute sale et s'installer devant la maison, elle ne dit rien et tourna son regard, et puis elle entendit Myrlene éclater d'un rire en revenant, elle lui demanda ce qu'elle avait et Myrlene lui dit que c'était a cause de la vieille, lui demanda si elle ne lui donnait pas envie de rire elle répondit que, oui la dame était ridicule mais qu'elle ne pouvait pas rire et Myrlene riait, et riait et riait et ne pouvait pas se déplacer tellement qu'elle riait, Farise lui dit qu'elle allait la laisser et partit.
Lundi matin, on lui apprit que Myrlene était morte après être arrivée chez elle en vendredi.


•VASCH•

Incroyable, mais vrai

Des fois, il faut voir quelque chose pour le croire’

Dans la rivière froide, tous les quatre heures on écorchait des bœufs par dizaine, et l’eau devenait tout rouge par le sang, des fois mon oncle m’emmenait voir le spectacle: on les tenait par une corde passé autour de leurs cornes et un coup de couteau exactement entre les deux cornes, ils tombaient raides morts sans se débattre, on aurait dit presque sans souffrir, et la on les vidait de leur sang, les écorchaient, les découpaient, empilaient la viande pour la vente du lendemain et la peau pour mettre a sécher. On disait souvent qu’il y avait des hommes parmi les bœufs ou pour mieux dire, certains befchenn pouvaient transformer des hommes en bœufs quand ils n’en ont pas assez pour faire le troc avec ceux qui en achètent pour les tuer, le plus souvent ces hommes là étaient ceux qui leur devaient de l’argent et ne pouvaient pas payer ou ceux avec qui ils avaient un problème quelconque. Un après midi j’étais à l’intérieur de la maison de ma grand-mère, quand on entendit comme un galop, j’allai regarder dehors et je vis courir un bœuf, il était aux environs de cinq heures donc je ne m’étonnai point et rentra aussitôt dans la maison écouter les histoires de tatie. Le lendemain j’entendis la voisine raconter a ma tante que le bœuf qui avait couru était le jeune homme qui avait disparu dans le village sur le morne et ma tante de demander comment ? Et la voisine lui répondit que le bœuf a couru jusqu'à la maison du disparu et le maitre du bœuf est venu, l’a tire par la corde qui lui nouait la tête et lui dit ‘m’te diw depiw kouri map few manje yo !’ il lui coupa les testicules, les lui enfourna dans la gueule et le tira jusque dans la rivière avant de le tuer. Et ma tante curieuse comme elle seule de dire : Ca ne veut toujours pas dire que c’est lui ! Et la voisine de répondre : mais la femme du jeune homme qui assistait a la scene  a juré qu’elle a entendu la voix de son mari lui dire ‘Wa’p kitel ale avem vre ? Sovem tanpri !!’

•VASCH•

Alcoolisme

‘Certaines drogues méritent une leçon sévère pour pouvoir s’en détacher’

Il était quatre heures de l'après midi, a l'heure ou Dieuveut rentrait chez lui ordinairement complètement saoul. Dieuveut était cordonnier du marché tout près de l'église Saint Charles, il vivait tout près du marché avec sa femme et son fils de quatre ans. En sortant du travail il dépensait la moitie de l'argent réalisé en achetant une petite bouteille de trempé dans le commerce de clairin d'un ami. En rentrant de sa maison tous les jours, les enfants du quartier faisaient la queue pour le voir rentrer et qui chantait- toujours le même refrain- "Se pa leta ki banm cha, se pa gouvenman ki banm cha, leta pa itil anyen, leta pa itil anyen". Et il s'affaissait sur un amas de sable qui était la depuis plus de six mois tout près de sa maison pour la clôture d'un lopin de terre d'un voisin. Quand il réussissait à arriver chez lui, il s'emparait du rigwaz, et brutalisait sa femme jusqu'au sang ou jusqu'a ce qu'il n'en pouvait plus et vomissait tout ce qu'il avait dans le ventre sur sa femme, qui s'empressait de le nettoyer puis de le mettre au lit. C'était un de ces quartier qu'on appelait citée, tout le monde savait ce que faisait tout le monde et la femme habituée à être malmené par son gentil Dieuveut amenait son fils Mercidieu chez une voisine des trois heures trente et revenait le prendre a la tombée de la nuit. Toujours est-il que tout le monde habitue à voir ce spectacle, a fini par se lasser par voir cette pauvre femme qui se laissait bastonner presque chaque après midi et ne faisait rien pour changer sa vie de femme d'alcoolique. Décembre arriva et la femme fit sa valise et alla voir sa famille a la campagne avec son fils laissant Dieuveut seul a la maison, il continua avec sa superbe vie rentrait en chantant tous les après midi et des fois s'endormait sous l'amoncellement de ce qui fut du sable, se réveillait au milieu de la nuit pour rentrer chez lui. Après la fête des rois, le sept janvier la femme arriva à la maison remplumée comme une dinde du deux janvier, s'esclaffant avec le voisinage, heureuse comme elle seule ! Trois jours plus tard Dieuveut alla travailler revient saoule comme a son habitude mais, n'eut pas le temps d'arriver a la maison s'écroula sur le sable, la bonne femme est venu le prendre et le mis dans son lit. Le lendemain Dieuveut revenait du travail en chantant, et tous les enfants virent la femme rentrer a l'intérieur- Enfin quelque chose d'inhabituel, la pauvre attendait toujours Dieuveut sur la galerie- sortit avec un tuyau de pvc mais il paraissait lourd vu que la femme le portait avec force, Dieuveut pris le rigwaz et la femme lui assona on coup de pvc sur l'épaule droit  pan !
Et un autre a l'épaule gauche pan!  Dieuveut s'affala sur la galerie en hurlant anmwey!! pote'm sekou !!!  men fi a ap touyem! Et pan ! Pan!  Pan! Avant que les hommes du quartier viennent le prendre il était déjà évanoui, et la femme comme si rien ne s'était passé sortit et alla chercher son fils de chez la voisine. Jusqu'a sa mort Dieuveut ne toucha plus a l'alcool, ni a sa femme.


•VASCH•