14 November 2014

Le pigeon

La vieille dame vint chez la jeune accouchée, regarda l’enfant, puis dit que c’était un beau bébé et partit. Depuis lors l’enfant avait des vomissements, une fièvre qui ne baissait pas, et de la grippe. Personne n’osait parler à haute voix de cette maladie, ca faisait près d’une demi-douzaine de nouveaux nés qui mouraient avec cette maudite fièvre après moins de dix jours de résistance. Les mères étaient atterrées, les plus savants disaient que c’était une contagion mais on ne les croyait pas. Comment ca pourrait être une épidémie si c’était seulement leur quartier qui en était affecté. Mystère !!!

Tout le monde avait des doutes mais personne n’affrontait le problème de front. 

Néanmoins, on emmenait l’enfant à la clinique mais, les parents n’avaient aucuns résultats positifs en vue. Un soir, il était une heure du matin, la maison était silencieuse mais personne ne dormait, c’était leur premier enfant, ils venaient de se marier et ils surveillaient l’enfant, couchés l’un contre l’autre serrés osant à peine respirer car, pour une fois de toute la soirée, l’enfant dormait.

Ils entendirent un bruit derrière la fenêtre, sous celle-ci était le berceau. Le père n’en croyait pas ses oreilles, il chuchota à sa femme : <Tu as entendu ? C’était comme le roucoulement d’un pigeon > Et la femme tremblant de tous ses membres répondit ;<Oui, mais, a cette heure ? Et personne ne possèdent des pigeons dans le quartier.> Le père se leva doucement malgré les efforts de sa femme pour qu’il reste au lit, se déshabilla et sortit doucement de la maison il revint quelques minutes plus tard qui parurent affreusement longue a la femme et lui dit : <je l’ai tué, c’était un vieux pigeon, il n’a même pas senti ma présence, je l’ai tordu le cou, l’ai mis dans un paquet et je l’ai jeté dans les latrines. Il y avait un air malsain dehors, Dieu merci que j’ai enlevé mes vêtements, demain je vais faire couler du béton dans les latrines pour les condamner. Maintenant je sens qu’on va dormir tranquillement> Ce qu’ils firent. Le lendemain matin, l’enfant se réveilla totalement guéri, la vieille dame fut trouvée morte dans son lit le cou tordu, les parents ne dirent rien, ils ne parlèrent du pigeon à personne mais singulièrement, tout les gens du quartier  savaient qu’ils étaient libérés d’un mal mais personne n’osa dire un mot.

•VASCH•

 

 


13 November 2014

Champ-de-mars (2)

Au champ de mars, il n'y avait pas seulement les étudiants qui étudiaient en groupe. Ceux qui croyaient qu'ils apprenaient plus rapidement en étudiant seuls, étudiaient en solo, et loin des groupes qui faisaient beaucoup de bruit a leur gout. Alexis était de ce genre d'élève, peu apprécies par ses pairs, on l'appelait le prétentieux. Un soir qu'Alexis était seul, loin des groupes et des marchandes de fritures, il était seulement avec sa radio cassette a l'oreille, assis en califourchon tout près du negre marron et étudiait. Sa maman était elle même une marchande de friture et il savait qu'elle faisait tout l'effort possible pour qu'il puisse être bien éduqué, et il racontait toujours tout a sa tendre maman, même ses ébats amoureux. Toujours est-il que ce jour la, il regardait droit devant lui en essayant de retenir ce qu'il venait de lire, il pouvait pas voir a plus d'un mètre devant lui a cause de sa myopie, et bizarrement il vit un chat passer devant lui , puis une poule passer en sens inverse, après un porc et une dinde, un pigeon, il ne dit rien, ne se déplaça pas resta a murmurer ses notes sans rien dire de plus; Il passa la nuit a voir des choses mais n'osa pas se déplacer, enfin il vit passer le chat encore une fois puis plus rien. Le lendemain, il alla a l'université de très tôt puis rentra chez lui et trouva sa mère en train d'assaisonner de la viande il lui raconta tout ce qu'il avait vudurant la nuit et sa maman lui dit: nenpot moun ki te mandew, saw te we ye swa, oubyen kotew te ye di ou te lakay ou, ou tande pitit mwen nenpot moun, li te met te pi bon zanmiw lekol la! Il dit oui à sa maman et ils prièrent ensemble. Dans l'après midi, son oncle du cote de son papa vint le trouver et lui demanda ce qu'il faisait hier soir, il lui répondit qu'il était chez lui en train d'étudier, le cousin lui demanda s'il n'avait rien vu de drôle, il le regarda, sourit puis répondit qu'il n'y a rien a voir de drôle dans ses notes et partit. Dans la soirée le cousin passa acheter des fritures la ou vendait la maman d'Alexis et lui dit : Ou gen on bon pitit gason wi, dil anyen pa ka rivel pou mwen.

 

•VASCH•


Champ de mars (1)

Romel était étudiant en troisième année de médecine dans la faculté de l'état, il ne rentrait presque pas chez lui le soir, il restait au champ de mars étudier avec des amis. Tous les soirs le groupe, former de six jeune hommes Romel y compris, étudiaient  jusque tôt dans la matinée, ils mangeaient du fritay buvaient du malta avec de lait et des fois tiraient des pierres aux chiens qui passaient. Un soir ils mangeaient du fritay, et donnaient des blagues parce qu'ils avaient fait une pause. Ils virent passer un chien et Romel s'abaissa et prit une pierre, l'un de ses amis lui dit: "bay vag non, chen an pa menm sou bo nou." il tira quand même la pierre et a leur grand étonnement le chien se tourna et lui dit: "Mpa fe'w anyen, poukisa ou banm gwose kout woch sa a? " et Romel tomba raide mort. Ses cinq amis furent muet trois jours avant de pouvoir expliquer ce qui s'était passé.


VASCH

La sainte Nitouche

Nadia était enfant unique, sa maman possédait une boutique dans le quartier et son papa tenait une installation de carburant sur le boulevard Jean-Jacques Dessalines. Malgré leur situation précaire, ils vivaient que pour leur fille, ils faisaient tout l'effort possible pour qu'elle ait tout ce dont elle a besoin. Ils l'ont mis a l'école chez les sœurs, ils la fournissaient tout en surplus. A l'école de Nadia tout le monde pensait qu'elle était la fille d'une mère veuve mais riche, parce que son père ne venait jamais a l'école. Le chauffeur d'un ami de son père passait la prendre chaque jour de l'école, déposait devant la boutique, elle rentrait chez elle  et ne sortait pas jusqu'au lendemain matin. Les fins de semaines, elle les passait a l'intérieur de chez elle. On connaissait son nom parce que sa mère était du genre celles qui font beaucoup de bruit et qui ne se souciait pas de déranger les gens de son entourage des cinq heures du matin jusqu'a ce qu'elle se décide a dormir. On l'entendait crier : <Nadia leve nan kabann ou non, li fe leu pou wal preparew wi !!! Nadia al etudye lesonw, sot devan televizyon an !!! Nadia al benyen !!!> Le voisinage savait tout ce que faisait Nadia. Ceux qui ont l'habitude de la voir vous diront qu'elle a un visage d'ange, qu'elle ne regardait personne dans les yeux mais disait toujours bonjour d'une toute petite voix. Elle était toujours assise dans la boutique avec sa maman pour étudier, mais elle ne touchait a rien et quand sa maman se déplaçait pour une quelconque raison et qu'un tiers venait à acheter, elle gémissait sa maman pour venir vendre. Son papa était catholique et sa maman adventiste, pour cette raison, tous les samedis sa maman allait à l'église, et son papa allait travailler. Dans son enfance la mère y allait avec elle mais, ses parents eurent une discussion et le papa ne voulait pas que son enfant soit adventiste. Donc il fut convenu qu'elle y alla le dimanche avec son papa. En conséquence, quand Nadia eut douze ans, elle passait quatre heures seule à la maison tous les samedis. La boutique n'ouvrait pas ses portes les samedis mais une voisine voyait toujours le garçon le plus galopin du quartier entrer dans la boutique tous les samedis. Un jour, Nadia fut emmenée à l'hôpital parce qu'elle n'arrêtait pas de vomir et elle avait la fièvre. Le docteur la déclara enceinte, la maman lui demanda si elle connaissait des garçons, elle répondit non qu'il n'y avait pas de garçons a son école, et jura qu'elle n'a jamais connu de garçons. Sa maman l'emmena voir un gynécologue et celui-ci lui confirma que Nadia était vierge. Elle n'y comprenait rien, rentra chez elle et déballa le problème a son mari. Celui-ci certifia que Nadia était une sainte et qu'ilne fallait pas qu'elle reste au milieu du commun des mortels, l'emmena a la campagne et personne n'entendit plus parler de Nadia.

 

•VASCH•


Etrange ménopause

On ne connait que soi-même

 

Jeannine avait cinquante ans, forte comme une vache, aussi haute qu’un géant, son mari était mort cinq ans auparavant, et elle n’avait connu aucun autre homme depuis. Un cousin de son défunt mari, Antoine, un manchot, vivait avec elle depuis près de deux ans et elle avait complètement confiance en lui depuis qu’il lui avait fait un bandage avec des feuilles un jour ou elle avait été poignarde en ville par des voleurs, et elle était miraculeusement et totalement guérie et sans cicatrice une semaine après. Antoine savait beaucoup de choses concernant les feuilles, il connaissait des infusions pour tous les maux imaginables et il parlait au feuilles avec beaucoup plus de respect qu’aux gens de son entourage, Jeannine avait trouvé ce comportement étrange au commencement mais depuis qu’Antoine lui avait sauvé la vie, elle ne pensait plus à cela, elle avait la certitude que les plantes pouvait l’écouter et le comprendre et même lui parler en retour. Un matin Jeannine, appela Antoine un jour et lui dit de lui donner une infusion pour calmer ses nerfs parce qu’elle était sure que c’est a cause de la ménopause qu’elle avait ses sautes d’humeur inutiles. Antoine lui dit de ne pas s’inquiéter et qu’il lui donnera exactement ce qu’il lui fallait. Jeannine s’en alla vendre à la Croix des bossales laissant Antoine vaquer a ses occupations. Dans l’après midi Antoine lui dit qu’elle devait bien se baigner avant de prendre l’infusion parce qu’elle tombera dans une sorte de syncope et ne se réveillera pas avant le lendemain matin. Elle fit tout ce qu’elle avait à faire pour la soirée, se baigna et bu l’infusion, deux minutes après elle sentit son corps s’alourdir, se coucha et se réveilla le lendemain matin, elle remercia Antoine et celui-ci lui dit qu’elle devait boire l’infusion pendant huit jours, elle ne se fit pas prier et accepta.

Apres un mois elle ne vit pas ses règles, elle pensa qu’Antoine l’avait aidé à rentrer dans la ménopause plus vite et avec moins de complications. Deux mois après elle vomissait tous les matins et mis ça sur le compte de la brusque ménopause. Elle vit son ventre déjà gros s’arrondir, elle ne pensa pas deux fois et alla a la clinique, parce qu’elle était sure qu’elle développait un cancer de l’utérus. A son arrivée on lui fit des tests et le docteur lui dit qu’elle était juste enceinte et qu’elle n’avait pas à s’inquiéter, elle ria et dit au docteur qu’elle ne peut pas être enceinte vu qu’elle avait déjà eu la ménopause. Le docteur lui affirma qu’il n’y avait pas de doute et qu’elle était enceinte de presque de trois mois, elle ne demanda pas son reste sortit de la cliniquepassa au marché et rentra chez elle. Arrivée a la maison elle raconta a Antoine qu’elle se sentait pas bien et qu’elle avait besoin de la même tisane qu’elle avait pris deux mois et demi plus tôt, Antoine ne se fit pas prier, Jeannine arrangea ses affaires, se baigna et se coucha, Antoine lui apporta la tisane dans sa chambre et sortit elle le prit fit semblant de la boire et la jeta dès qu’Antoine sortit. Dix minutes plus tard Antoine rentra dans la chambre nu comme un verre, Jeannine entrouvrit ses yeux et le vit debout devant elle, il lui souleva la jupe, enleva sa culotte et lui entrouvrit les cuisses et regarda a l’intérieur puis, monta sur le lit et brandit son membre. Jeannine ouvrit ses yeux et il hésita une seconde, ce qui était assez pour elle, Jeannine lui saisit le membre avec la main gauche, se pencha sur la table de nuit, prit le couteau qu’elle avait acheté au marché et donné au rémouleur, et d’un coup lui arracha l’organe en lui disant : ‘ E twop li te twop pou ou ’.

 

 

•VASCH•

 


Les linges sales se lavent en famille

Vaut mieux garder sa langue, quand quelque chose ne vous affecte pas directement’

 

Germina était une femme respectable du quartier, elle n’avait aucun ami, on la voyait jamais bavarder avec ses voisins mais elle saluait tout le monde et se débrouillait avec sa misérable vie, vu qu’elle occupait a elle seule les deux enfants qu’elle avait, personne ne savait comment elle les avait eu vu qu’on ne l’avait jamais vu avec un homme depuis le temps qu’elle vivait dans la citée. Elle passait la journée dans la rue et revenait  dans l’après midi a trois heures.

Personne ne connaissait ni l’âge, ni le nom de ses enfants, ils n’allaient pas a l’école bien qu’ils en avaient l’âge et personne ne s’occupait d’eux quand Germina n’était pas la mais vwazinaj se fanmi

C’est le slogan des gens de la citée, rien n’allait les arriver.  Ses enfants, une fille et un garçon on les appelait Tifi et Tigason  et leur âge fallait pas leur demander sinon tu auras affaire avec Germina, eux même ne savait pas quel âges ils avaient et en y réfléchissant même leur noms ils ne le savaient pas. Parce que Germina leur a expliqué et bien fait comprendre pa bay moun non nou, ni laj nou , paske ayisyen c bet ki mechan, yap manje nou san sel !!  Et les pauvres enfants croyaient dur comme fer qu’on pouvait les mettre dans une assiette, les découper comme du poulet et les manger avec du riz. Tigason était l’ainé des enfants et Tifi ne faisait que ce que Tigason lui ordonnait. Un matin ou l’EDH faisait les siennes, il y avait de l’électricité dans la zone et on ne savait pas pourquoi personne ne voyait ni Tifi ni Tigason, une voisine qui avait vu Germina sortir sans eux fini par rentrer dans la maison et vit Tigason couche sur Tifi en faisant exactement ce qu’ils voyaient dans la télévision a savoir un film porno que Germina avait oublie d’enlever dans le RCV, la voisine attrapa Tigason par l’oreille et le fouetta jusqu'à le blesser. Dans l’après midi la voisine raconta l’histoire à Germina – après que toute la cité ait été mise au courant- elle fit semblant de gueuler après ses enfants et les envoya dormir sans souper aux yeux de tous, deux jours plus tard la voisine fut trouvée morte, la langue arrachée devant la maison de Germina et elle-même, personne ne savait où la trouver.

 Germina et ses enfants avaient disparus.

 

•VASCH•


01 January 2014

Resolution madness



It's just another day, another number but, the whole world is talking about "resolutions" for the new year.

All they really want to do is better themselves but, they are talking as if everything can be changed just by having "resolutions". 


To better our present, we have to embrace our past, and understand why we failed; only then can we improve it. 

We must also understand that there is no future, we are constantly living it. Every single day, every single hour, every single second, is the future.

Every decision we presently take, has a direct impact on the universe, rather intentional or not.


"Resolution" or not, we are what we do; and bad habits are more difficult to get rid of than the good ones. 


Be realistic, lead simple lives, and be at peace with yourselves. Do the best you can everyday, live your "resolution". Life does not have to be complicated!

 

Ced and Ryue